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Le risque des pesticides minimisé par l'Union Européenne
Le 27/07/2010
Par Jean-Luc Hau
Le 12 juillet dernier, l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publiait son rapport annuel. Au sujet des pesticides, on y apprend, notamment que les limites maximales de résidus (LMR) acceptables dans les produits alimentaires sont parfois dépassées et cela d'autant plus dans l'alimentation importées de pays hors UE.
Malgré les risques réels pour la santé, l'agence européenne assure que "la présence de pesticides dans les aliments, voire, dans de nombreux cas, le dépassement d'une LMR, ne doit pas nécessairement susciter d'inquiétude quant à la sécurité de l'aliment."
Il y a quelques jours paraissaient le rapport annuel de l'EFSA. L'analyse approfondie de ce rapport est riche en enseignement, et notamment en ce qui concerne la politique menée par Bruxelles au niveau des niveaux de résidus de pesticides acceptés dans les aliments. A l'instar de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) en son temps, cette agence qui se dit indépendante sur son site internet, applique pourtant l'harmonisation forcée dictée par la commission européenne, cette harmonisation qui nivelle trop vite et trop brutalement des règles qui avaient fait leurs preuves, au risque de casser les dynamiques d’amélioration continue de vertu écologique que nos agriculteurs nationaux, amoureux de leur terre, s'efforçaient, depuis des décennies, à construire pour atteindre des objectifs de production respectueuse de l'environnement et de la santé publique, en dessous des LMR de 2005.
Un Nouveau règlement européen casse la dynamique vertueuse, entreprise par notre agriculture
Le 1er septembre 2008 est entré en vigueur le règlement européen 839/2008 relatif aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides pouvant être présents dans ou sur les fruits et légumes, remplaçant les LMR nationales dont l'utilisation était souhaitée par le règlement de 2005. Cette "harmonisation" a, malheureusement, consisté à aligner tous les pays européens sur les LMR aux taux les plus élevés et non les plus bas, sans tenir compte des pratiques culturales en vigueur et des efforts consentis par les agriculteurs des états-membres depuis de nombreuses années.
Prenons quelques exemples pour comprendre : Le fenoxycarbe est un insecticide diffusé sur les agrumes. En France, la LMR était de 0,05 mg/kg jusqu'au 1er septembre 2008. A cette date, du fait de l'alignement sur la plus forte LMR en Europe, elle est passée à 2 mg/kg. L'abricot est traité au cyprodixil dont la LMR passe de 0,5 mg/kg à 2 mg/kg ! idem pour le raisin dont la LMR de tebuconazole passe de 0,5 à 2 mg/l.
Face à la concurrence du marché, les agriculteurs seront contraints de quitter la dynamique de réduction de consommation de pesticides entâmée depuis plusieurs années. Ce n'est pas les mesures compensatoires liées aux pratiques agro-culturales des jardiniers du dimanche et la campagne de publicité qui va s'en découler qui réduiront la dose journalière consommée chez les européens. Combien sont les jardiniers-amateurs qui se nourrissent exclusivement du produit de leurs jardins, combien sont les français qui s'auto-alimentent en légumes et en fruits frais ?
La Bulgarie et la Roumanie dans l'espace Schengen
Le 26/07/2010
Par Jean-Luc Hau La Bulgarie et la Roumanie, les deux derniers Etats ayant intégré l'Union européenne en 2007 sont toujours dans une situation de transition suite à la reprise de l'acquis communautaire. Ainsi, ces deux Etats sont pour le moment en dehors de l'espace Schengen de libre circulation des personnes. Ainsi, des évolutions de réglementation sont nécessaires au sein de ces deux Etats afin de s'assurer qu'ils répondent aux exigences de l'Union européenne en matière de lutte contre l'immigration illégale et contre le crime organisé notamment. La semaine dernière une première étape a été franchie dans l'élargissement de l'espace Schengen à ces deux Etats. En effet, une décision du Conseil indiquant que les deux pays satisfont aux critères de protection des données requis pour joindre la base de données « Schengen Information System » (SIS) a été approuvée par la commission des Libertés civiles du Parlement européen la semaine dernière. De quoi est-il question ?
Historiquement, l'espace et la coopération Schengen sont fondés sur le traité Schengen de 1985. La coopération Schengen a été intégrée au sein du droit de l'Union européenne par le traité d'Amsterdam en 1997. Au cœur du dispositif Schengen a été élaboré un système d'information permettant aux autorités nationales responsables des contrôles aux frontières et d'autres contrôles policiers et douaniers effectués au sein de leur pays et de la coordination de ces contrôles, ainsi qu'aux autorités judiciaires de ces pays, d'obtenir des informations sur des personnes ou des objets. Le système d'information Schengen (SIS), basé à Strasbourg, est opérationnel depuis le 26 mars 1995, date de la levée des contrôles aux frontières intérieures pour les États participant à la coopération Schengen. Étant donné les progrès réalisés entre-temps dans le domaine des technologies d'information, il est apparu nécessaire de développer un nouveau système avec des fonctionnalités plus avancées et basé sur des technologies de pointe (notamment biométriques, ce qui n'a pas été sans causer des inquiétudes sur l'accès à ces données en lien avec le respect des libertés individuelles). Ce SIS II, normalement prévu pour 2007, a connu de multiples retards dans sa mise en œuvre, de même qu'un important dépassement des coûts de développement. Ainsi, concernant la Bulgarie et la Roumanie, un groupe de travail d'évaluation a récemment vérifié que les branches du système SIS de la Bulgarie et de la Roumanie (qui ne sont pas encore connectées à la base de données centrale) garantissent des niveaux suffisants de protection des données et a dressé un bilan positif, ouvrant la voie à des tests supplémentaires. Ceux-ci devront avoir lieu avant la fin de l'année.
Lisbonne tue la France !
Le 22/07/2010
Par Jean-Luc HAU
Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, octroie pour la première fois la personnalité juridique à l'Union européenne. En effet, précédemment, seules les communautés européennes relevant du premier pilier en disposaient. L'octroi de la personnalité juridique est ainsi une évolution importante, permettant désormais maintenant à l'Union européenne (et plus seulement aux Communautés) d'être membre d'une autre organisation internationale. Cette nouvelle possibilité offerte par le Traité de fonctionnement de l'UE (TFUE, nom officiel du traité de Lisbonne) va peut être se concrétiser pour la première fois dans les mois qui viennent. En effet, le 7 juillet dernier, des pourparlers ont été ouverts pour une future adhésion de l'Union européenne à la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH).
Pour mémoire, le Conseil de l'Europe est une organisation européenne, siégeant à Strasbourg et regroupant 47 Etats membres, essentiellement compétente dans le domaine de la protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi que de la promotion de la démocratie dans la « grande Europe ». Le Conseil de l'Europe, à travers la Cour européenne des droits de l'Homme (couramment dénommée « Cour européenne de Strasbourg »), a pour fonction fondamentale d'appliquer pour chaque justiciable européen la CEDH de 1950.
En adhérant à la CEDH, l'UE se placerait ainsi sur un pied d'égalité avec ses États membres (tous membres) en ce qui concerne le système de protection des droits fondamentaux, au respect duquel veille la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg. L'adhésion permettra à l'UE d'être entendue dans les affaires examinées par la Cour de Strasbourg. Une adhésion ferait de l'UE le 48ème signataire de la CEDH. Elle pourrait désigner un juge à la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. Par ailleurs, alors même que l'UE s'est doté de son propre instrument de protection des droits de l'Homme (Charte européenne des droits fondamentaux), cette adhésion offrirait également une nouvelle possibilité de recours aux particuliers, qui pourront désormais - après avoir épuisé toutes les voies de recours nationales - saisir la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg d'une plainte pour violation supposée des droits fondamentaux par l'UE. Ces pourparlers qui débutent viennent montrer qu'à terme, une adhésion de l'Union européenne aux Nations Unies pourrait un jour être envisagée, et par la même occasion faire disparaitre le siège de la France comme Etat Souverain au conseil des nations unis. "Lisbonne" tue la France
TOUS A EPAGNY, en France !
Le 26/04/2010
Quelle tristesse de lire tous ces cris de désespoir poussés par nos concitoyens perdus au fin fond de ce monde à cause de l’incapacité de ces bougres d’Islandais à maitriser leurs volcans.
Depuis trois jours nos journaux ne sont que pavés de lamentations nous venant de tous les horizons.
Du petit dernier perdu en Papouasie. De la belle-mère laissée pour compte sur un tarmac de New York. De toute une famille de 1.78 (taux de natalité officiel en France) dispersée en Mauritanie. De l’ancien éducateur du PSU qui avec sa femme sont allés faire un pèlerinage à OMSK. De l’étudiant presque lauréat tentant de passer le CAPES en stage à Bangkok – Tiens ! Pour celui-là, le Christophe qui a lancé un message de détresse sur le Point en se plaignant de l’Ambassadeur, j’ai eu une mauvaise pensée. Heureusement que mon greffier, d’origine siamoise, à la lecture de ma prose m’a lancé un méchant coup de griffe : En effet, je voulais recommander à Christophe de dépenser quelques bats pour envoyer un SOS à Frédérique Mitterrand pour qu’il lui communique l’adresse de son boxeur thaï… On ne sait jamais. Bon ! D’accord, ce n’était pas sympa et je me suis abstenu. Je vous assure que j’ai dispersé le texto sous le tapis de mon PC.
Non ! Je ne leur en veux pas. Ils ont raison de se plaindre contre ces fainéants de pilotes qui ne veulent plus piloter. De ces salauds de tôliers et restaurateurs étrangers, tous très certainement anti français et xénophobes, qui ne veulent pas faire crédit. De tous ces chauffeurs du Cambodge qui depuis la Déchirure ne savent plus dire que Taxi-Taxi-Taxi, pour un dollar. De toutes ces tonkinoises qui ne veulent plus masser si t’as plus ta carte bleue. De tous ces mandarins de la république française qui peuplent nos ambassades et qui ne sont bons qu’à assurer leurs annuités et leurs triples points de retraite sous les cocotiers pendant que le pôv touriste français se morfond dans les favelas et autres bidonvilles d’Asie et d’Afrique. Quelle honte.
Dimanche, votons !
Le 18/03/2010
ILS SONT DE RETOUR !! ILS SONT DE RETOUR !!! hurla frénétiquement la dame âgée aux yeux hagards tout en levant un bras raide et vindicatif en lisant le résultat des dernières élections sur le téléscripteur installé au devant de la mairie. Son mari, un petit homme sec et distingué, lui asséna un grand coup de cane sur le bras obscène en s’exclamant : TA GUEULE, TU VAS NOUS FAIRE REPERER....devant un parterre de badauds réprobateurs rassemblé devant la mairie.
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